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Infocomm 04 Janvier Février 2013

 

L’Après Congrès c’est Maintenant….

Le trente-sixième congrès de notre Parti a tourné la page d'une période de doute et d'hésitation qui a été longue, difficile et douloureuse. L'an dernier, notre secrétaire national, Pierre Laurent, avait célébré avec des centaines de nouveaux adhérents l'enterrement de l'enterrement du P.C.F. Le congrès a montré avec force que la sève coule dans tout le corps de ce vieil arbre. Elle nourrit la robustesse que lui ont donnée le temps et l'expérience, elle irrigue ses jeunes pousses qui partent à la conquête du ciel ou, comme le dit la résolution politique adoptée à une large majorité par les délégués, qui ont hâte de « rallumer les étoiles ».

Le congrès s'est mis sous les auspices des luttes pour l'égalité et pour l'émancipation, sous toutes leurs formes. Il s'est ouvert par l'intervention de travailleurs en lutte pour sauver leurs emplois, ceux de Fralib, Pétroplus, Sanofi, Presstalis, Arcelor... Il s'est poursuivi par de nombreuses interventions de militants : pour les droits des femmes, l'égalité des genres, la lutte contre l'austérité en Europe avec l'intervention de l'Espagnole Maïté Molla, pour la paix et l'indépendance des peuples d'Afrique avec le Malien Issa N'Diaye, pour la réussite des révolutions confisquées dans le monde arabe avec Karina Al Hefnawi, secrétaire générale du Parti socialiste égyptien.

Mais c'est son dernier jour, le dimanche 10 février, que le congrès a donné les gages les plus encourageants de la capacité du Parti à servir le progrès social dans l'unité et le rassemblement. En effet, lors de l'élection du conseil national, et pour la première fois depuis longtemps, la liste proposée par la commission des candidatures a réussi à rassembler les communistes, malgré quelques réserves qui n'ont été de nature à justifier le dépôt d'aucune liste alternative.

Les débats du congrès ont été fraternels ; les échanges ont été vifs et riches. Contrairement à ce que la presse a pu faire croire, ils ne se sont portés que marginalement sur des sujets n'intéressant que les communistes, comme la disparition de la faucille et du marteau de la carte du Parti. Ce sont les enjeux qui intéressent la population, à savoir l'emploi, le logement, les salaires, l'éducation, la santé, les retraites, l'égalité des droits qui ont été au cœur des discussions des congressistes, ainsi que la stratégie à mettre en œuvre pour apporter à ces problèmes, ici et maintenant, des solutions concrètes.

Le rassemblement de toutes les forces de progrès, politiques, syndicales et associatives, nationales, européennes et internationales, a été posé comme la condition première pour faire bouger les lignes, pour ouvrir une brèche dans la citadelle du capital ; par conséquent, le rassemblement et la coordination des luttes est en soi un objectif politique majeur. Lors de son discours de clôture, P. Laurent a rappelé que le Parti a été fort et a fait progresser les valeurs communistes à chaque fois qu'il a œuvré au rassemblement. Fidèle à cette stratégie de rassemblement qu'il poursuit depuis le Front populaire, le Parti a fondé le Front de gauche qui nous apporte aujourd'hui le souffle et l'élan qui nous ont longtemps manqués, et il est aujourd'hui le cœur de la gauche française. Bien qu'elle ne fasse pas l'unanimité, la ligne politique proposée par le conseil national sortant a été très largement approuvée par les congrès de section, de fédération et par le congrès national ; bien plus, ceux d'entre nous qui ne la partagent pas ne l'ont pas repoussée avec la même vigueur que par le passé. En confirmant le cap pris par le 34e congrès en 2008, le 36e congrès prend acte du succès de la stratégie du Front de gauche pour faire progresser les idées de la gauche de transformation sociale dans les esprits, dans les luttes et dans les urnes ; il donne le cadre qui permettra, dans la foulée, au Front de gauche d'entrer dans sa « deuxième saison », selon les mots de notre résolution politique.

La forme que prendra le Front de gauche au cours des années à venir ne fait cependant pas consensus. Plusieurs congressistes s'interrogent sur les coopératives citoyennes que notre résolution politique appelle à créer, sur leur nature, leurs contours, leur pouvoir d'initiatives et de décisions, l'articulation de ces coopératives aux formations du Front de gauche, l'opportunité de créer une instance supplémentaire à côté des assemblées citoyennes. La question de la possibilité, pour des sympathisants, d'adhérer directement au Front de gauche, c'est-à-dire sans adhérer à l'une des organisations qui le composent, a également été soulevée. P. Laurent a répondu à ces doutes par un appel à la confiance en l'avenir ; les militants qui s'empareront de ces outils de réflexion, de partage et de travail sauront les utiliser pour se mettre au service des populations, des travailleurs en lutte, du progrès social. Nous devons accepter que le mouvement populaire que nous appelons de nos voeux nous échappe, que nous ne le contrôlions pas ; c'est une des conditions pour qu'il existe par lui-même et pour qu'il rende possible un changement de société.

P. Laurent a également rappelé l'importance de travailler au rassemblement de toutes les forces de progrès prêtes à combattre les logiques d'austérité qui mènent aux profits pour les riches et à l'impasse pour les peuples, depuis le Nouveau Parti anticapitalistes jusqu'à ceux des socialistes qui ne se résolvent pas à la résignation. Le combat commence dès maintenant, avec la campagne du Front de gauche contre l'austérité et la lutte pour mettre en échec l'accord Medef-C.F.D.T. qui remet en cause les droits fondamentaux des salariés et les fragilise dans un contexte déjà désastreux. Les élus du Parti se donnent trois chantiers parlementaires concrets pour les prochains mois : obtenir l'amnistie des syndicalistes et des militants poursuivis pour leurs activités ; l'adoption de la loi sur les licenciements boursiers déjà adoptée par le sénat en février 2012 ; la réalisation de la promesse du candidat Hollande sur le droit de vote des étrangers.

Quand a nous Camarades mobilisons nous et mobilisons autour de nous dans un premier temps pour que la journée du 5 mars, au côté des organisations syndicales, soit un signal fort au gouvernement contre l’austérité.

Alain SFRECOLA

 

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