Fédération des Alpes-de-Haute-Provence

Fédération des Alpes-de-Haute-Provence
Accueil
 
 
 
 

Congrès Départemental du 04

 

Nous sommes heureux de voir ce peuple ainsi marcher inexorablement vers l'autonomie et la liberté mais la riposte coloniale décidée par Israël, montre que la paix est encore loin d'être acquise et que le peuple palestinien risque de payer cher encore son refus de la domination.

Notre vœu majeur pour 2013 reste bien sûr la paix dans le monde, la destruction des armes nucléaires et chimiques, l’arrêt du massacre par le régime de Bachar El Hassad du peuple syrien, le soutien aux peuples Malien, Iranien et Kurde, à l’ensemble des peuples qui agissent contre l’intolérance la haine et la guerre.

Nous avons bien évidemment une pensée pour les trois militantes kurdes qui ont été assassinés dans leur bureau à Paris dernièrement. Ces trois femmes étaient des démocrates, militantes d'une cause juste, l'inscription dans la Constitution turque de la reconnaissance des droits politiques et culturels du peuple Kurde. Cet assassinat doit donner le signal d'une solidarité renforcée avec le peuple Kurde et de la mobilisation générale pour que triomphent justice et paix.

Nous espérons que la justice française se donnera les moyens de rechercher les coupables en toute indépendance et que cette provocation ignoble ne portera pas atteinte au processus de paix qui est enfin en cours en Turquie pour résoudre la question kurde.

Nous exprimons aussi notre inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée au Mali. Si l'intervention militaire engagée peut stopper une offensive djihadiste, elle ne réglera pas le problème sur le fond, ni dans la durée.

L'intervention militaire française comporte de grands risques de guerre et d'enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays.

Nous ne sommes, en fait, qu'au début d'une crise devenue maintenant une guerre ouverte. Notre parti restera extrêmement vigilant et actif pour que ce soit d'abord la solidarité, l'amitié et l'intérêt du peuple malien et ceux de toute la région qui priment et qui soient au cœur des décisions à prendre.

Le Parti communiste français a toujours pris parti contre toutes les formes d'intégrisme et par dessus tout contre l'action des forces réactionnaires de l'islamisme politique radical. Nous œuvrons contre toute logique politique dont le dessein est de travailler contre l’émancipation humaine.

En ce sens, la manifestation dernièrement, qualifiée de « manif pour tous » par les intégristes catholiques qui l'ont convoquée est une honte pour toute nation qui se dit civilisée, au moins aussi grande que celle d'enfermer les femmes sous les burqas des talibans.

Dans ce débat indécent, nous aurons tout entendu et surtout le pire. Les défenseurs de la sacro-sainte cellule familiale basée exclusivement sur la filiation d'un père et d'une mère défendent ce qu'ils considèrent comme un ordre naturel. Ils s'opposent en cela à l'ordre humain qui à toujours gouverné au progrès de la civilisation au moins depuis La Révolution Française.

Les menaces indignes dont sont victimes certains qui se battent pour cette loi, montrent la gravité qu'il y a dans une société à laisser l'extrémisme religieux se marier à l'idéologie d'extrême-droite.

Nous sommes les adversaires farouches de la droite extrême et de l’extrême droite, de toutes les conceptions haineuses de la société. Parce que nous sommes les premières cibles de ces attaques, nous constituons le premier rempart contre les logiques fascisantes de l'extrême-droite.

Par nos valeurs et par nos combats, nous incarnons à travers l'histoire de ce pays, l'esprit des justes, de celles et de ceux qui s'opposent à la déportation, qui combattent la colonisation, qui refusent la domination militaire et la guerre.

Nous sommes de ce peuple qui résiste et qui porte les valeurs de 1789, des Droits de l'Homme, de La Commune et de La Résistance. Nous sommes pour la solidarité, l’action collective, la recherche du progrès, de la coopération, de la paix. Jamais nous ne renoncerons.

 

L'histoire avance comme elle a avancé au moment du droit de vote des femmes, des jeunes à partir de 18 ans, de l'IVG. Celles et ceux qui tentent de l'arrêter par les moyens de la peur ou de l'intimidation de l'autre, n'y parviendront pas.

Quant au droit de vote des étrangers, lançons-nous dans la campagne de mobilisation nationale qui permettra son adoption avant 2014 car la promesse de reconnaître le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers non communautaires a trop longtemps été reportée. Il faut une impulsion volontariste de la part de l’État, en reconnaissant sans tarder dans la loi cette citoyenneté de droit pour que les étrangers puissent voter aux élections municipales de 2014.

 

C’est d’un autre monde dont nous avons besoin et qui repose effectivement sur la démocratie et le partage des richesses ; un monde qui serait bâti sur les besoins exprimés par l’être humain ; un monde dans lequel les dividendes seraient remplacés par des emplois productifs; un monde où l’on ne consacrerait plus 1.735 milliards de dollars pour faire la guerre alors que 170 milliards de dollars suffiraient à éradiquer la pauvreté de la planète.

L'humain d'abord, slogan du Front de gauche est plus que jamais d'actualité. En effet, il y a quelques semaines, une personne de 94 ans s'est vue expulsée de sa maison de retraite en raison d'impayés de loyers. Quelques jours plus tard, c'est une fillette de 5 ans qui s'est retrouvée au poste de police parce que ses parents n'avaient pas payé la cantine.

Il y a décidément quelque chose qui ne tourne pas rond dans notre société pour que des valeurs aussi élémentaires que sont la solidarité et l'entraide soient à ce point bafoué au nom de la sacro-sainte loi du fric.

 

L’Humain d’abord, redonner du sens au monde, à la politique, voilà notre engagement renouvelé à l’aulne de notre Congrès, en 2013.

Il y a maintenant 7 mois une majorité de Français-es a décidé d’en finir avec Nicolas Sarkozy, l’arrogance de la droite et du gouvernement des riches. Parmi elles et eux, 4 millions ont voté pour Jean-Luc Mélenchon le candidat du Front de Gauche et du Parti communiste au premier tour. 15% chez nous.

De plus, la grande majorité de ses voix est venue alimenter l’élection de François Hollande au second tour et ont contribué à l’élection d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale, comme nous l'avions fait au Sénat.

C’est une moyenne de 9,60% aux législatives également dans le département, au terme d’une bataille dynamique et rassembleuse.

L’essentiel des femmes et des hommes qui ont contribué à la victoire de la gauche sont aujourd’hui inquiets, voire déçus par les choix du gouvernement.

Pour sortir notre pays de la crise, face à la droite et l’extrême droite, ce que nous voulons c'est une gauche qui respecte ses engagements, une gauche qui combatte la finance en s’appuyant sur la volonté populaire qui l’a porté au pouvoir.

Nous sommes fiers d'avoir participé à la défaite de la droite et nous ne voulons pas de son retour.

Le taux de pauvreté croit et la misère s’installe : 9 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté dont 800 000 ont recours à l'aide alimentaire, 5 millions de Français sont privés d’emplois et 1 chômeur sur 2 n'est pas indemnisé, 80% des embauches se font en CDD, un Français sur cinq a renoncé aux soins médicaux et 3,6 millions de personnes sont mal logées.

La casse des services publics s’accélère, la casse de l’industrie se multiplie et on le voit particulièrement ici avec Arkéma et Kem’one, le pouvoir d’achat continu à régresser. Les produits premiers prix sont en hausse de 8%. La TVA passe de 19,6 à 20%. Les droits sociaux ne sont pas respectés, et la récession en perspective ne promet aucune amélioration.

Pour ces vœux aux Françaises et aux Français, François Hollande a annoncé qu'il pensait que la sortie de crise serait pour 2013.

Il a bien fait de ne pas être trop catégorique mais imaginons-le un instant nous dire « je vais affronter la finance » – il l'avait promis, c'est vrai – de dire « je diminuerai la TVA en taxant les profits exorbitants du CAC40 »... d'abord personne n'y aurait cru mais, on aurait risqué de voir certains de ses conseillers se jeter sur lui en hurlant « Pierre Laurent ! Sorts de ce corps ! » En lui apposant une rose sur le front. On est tout de même plus en campagne !

En fait, il faut dire que cela aurait été plus marrant que d'annoncer qu'on gardait le même cap, c'est à dire celui de l'austérité, qu'on augmentait de 3 centimes de l'heure les 4 millions de smicards du pays, qu'on débloquait avec grand peine 2 milliards pour les 8,5 millions de démunis de notre pays ou encore que l'on distribuait 20 milliards d'euros à quelques milliers de patrons afin de nourrir la finance avant qu'elle ne nous dévore.

Nous avons dénoncé l'impasse austéritaire, mais, puisque nous vivons à l'époque des experts, permettez-moi de citer Joseph Stiglitz qui déclarait notamment dans les colonnes de l'Humanité : « On a expérimenté de telles politiques d'austérité des dizaines de fois et, quasiment chaque fois, cela a été un échec. » Avec lui, c'est Paul Krugman, lui aussi prix Nobel d'économie qui ajoute que « l'austérité est destructrice, même sur le plan fiscal ».

Et si les experts ne suffisent plus, alors, tournons-nous vers La Grèce, une Nation qui sous sa dette suffoque de l'étreinte austéritaire, où les impôts sont en chute libre, où l'économie, où le peuple se meurt et nous aurons fait la démonstration du rêve austéritaire, de ce rêve autoritaire de la finance !

 

Nous dénonçons encore et toujours la ratification du traité budgétaire européen (TSCG) dans ce qu'il est le bras sanctifié de l'étreinte budgétaire qui peu à peu étrangle l'Europe, étranglera La France, étranglera le peuple et avec lui, étranglera tout espoir de réussite pour la gauche.

Il n’y a rien de pire que de suivre le chemin des socialistes grecs ou espagnols. Oui, regardons l’échec cuisant de la politique sociale libérale dans ces pays et en Europe, échec qui a conduit au retour d’une droite extrême.

C’est pourquoi, nous ne favoriserons jamais un retour de la droite, mais ces 7 premiers mois du gouvernement sont largement suffisants pour montrer que le chemin pris n’est pas le bon.

Alors, il y a ceux qui s'offusquent, qui s'agitent, qui ruent quand le PCF publient des vœux pastiches du Président de La République, où les promesses non-tenues sont rayées à l'épreuve de la réalité.

Ainsi Harlem Désir, qualifie-t-il cela de faute contre la gauche et Jérôme Cahuzac nous accuse-t-il de « faire le pari de l'échec » afin, poursuit-il de « rafler la mise » quand le gouvernement n'y sera plus.

Je passe bien entendu sur les remarques qui honorent le moins leurs auteurs, mais je voudrais apporter quelques réponses.

D'abord l'échec, nous n'en faisons pas le pari, parce que l'échec ce serait de décevoir le peuple. Ce n'est pas une chose avec laquelle nous jouons, nous, les gens du PCF.

On nous accuse de tendre la jambe en criant que le gouvernement va tomber, qu'il ne réussira pas sa course, sauf que le gouvernement est déjà à terre, il s'est couché et le Peuple, et la gauche, attendent qu'il se relève enfin pour affronter le changement qu'il nous a tant promis, qu'il a tant vanté et qu'il a bien vendu aux électeurs. Assez de grandes promesses ! Assez d'excuses ! La gauche doit agir concrètement. Dire cela ce n'est pas faire le pari de l'échec mais celui de la réussite.

Il y a vraiment urgence à ce que cesse cette soumission du politique face au pouvoir de l’argent.

Oui, nous voulons que réussisse le changement ! Oui, nous voulons que ce gouvernement réussisse parce que s'il échoue nous savons que ce sera la droite qui « raflera la mise », ou pire encore.

Alors, pour certains nous devrions faire le silence de nos critiques afin de témoigner de notre solidarité. Ce sont les mêmes qui nous disaient de rentrer dans un gouvernement où ne valaient que les 60 engagements du candidat Hollande en dehors desquels rien n'était négociable.

Exiger de nous le silence, alors que nous savons que c'est la gauche toute entière qui sera confrontée aux conséquences d'un échec, c'est inviter quelqu'un à payer un banquet et à rester devant la porte pour que personne n'en dérange les invités.

Pour nous, la faute, ce serait de garder le silence, de ne pas intervenir et d'abandonner le peuple dans la désillusion où il s'enfonce.

Où est la grande réforme fiscale ? Jérôme Cahuzac nous répond qu'elle est faite avec la création d'une sixième tranche d'imposition.

Nous disons qu'elle ne sera achevée que lorsque nous aurons créé 14 tranches progressives d'impôt ; quand nous aurons pris des mesures contre les déserteurs fiscaux qui non contents de s'être enrichis du travail national, confisquent une partie de la richesse nationale en s'enfuyant devant l'impôt.

Nous disons qu'il n'y aura pas de relance sans redistribuer du pouvoir d'achat en augmentant les salaires et les pensions de 300 euros, c'est à dire en leur rendant ce que la finance leur a confisqué en trente ans. Et tant pis si le Conseil Constitutionnel juge cela confiscatoire, s'érigeant en juge de la politique quand il devrait être le garant de nos institutions et donc de l'impôt solidaire.

Où est la loi contre l'interdiction des licenciements boursiers tant promise par le Président ? Le projet de loi des parlementaires communistes et du Front de Gauche, votée par les sénateurs socialistes et verts au Sénat en janvier 2012, serait-il devenu mauvais pour que le Gouvernement continue de ne pas l'inscrire à l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale ?

Le peuple de France attend le changement promis. Notre parti et le Front de Gauche n'ont pas l'intention de le laisser disparaître dans le silence.

 

Des solutions existent contre cette crise, nous devons continuer à nous unir afin d'obliger le gouvernement à tenir ses promesses et à mettre en place les réformes et solutions qui s'imposent et que porte le programme partagé du Front de Gauche.

Les Françaises et les Français attendaient du courage face au monde de la finance et des réponses courageuses pour sortir de la crise.

C’est le sens du vote des élus communistes au Sénat et à l’Assemblée Nationale : non, nous ne mêlons pas nos voix à celle de la droite, nous refusons de ratifier les déclinaisons d'un traité qui devait être renégocié par François Hollande et qui aura été voté par la majorité et une droite fidèle aux véritables auteurs Merkel et Sarkozy.

Le texte sur lequel les communistes débattent et réfléchissent en commun, nous parle qu’il est grand temps de rallumer les étoiles, pour éveiller les consciences à prendre le flambeau.

Oui, il faut effectivement rallumer les étoiles, combattre l'austérité, politique qui entretient la misère et le chômage dans toute l'Europe.

Il est temps de rallumer les étoiles pour combattre ce fatalisme, pour combattre cette résignation que nous assène tous les jours les médias en nous expliquant les conséquences de la crise mais surtout pas les causes.

Rallumons les étoiles pour convaincre qu'une autre société est possible, pour redonner sens au principe Liberté, Égalité, Fraternité !

L’ambition ne sera accessible qu’avecla justice, la solidarité, de nouveaux droits des travailleurs dans l’entreprise, afin de promouvoir d’abord le travail et non plus la rente des grands actionnaireset des banquiers, une réforme fiscale et bancaire dignede ce nom ou la réorientation de l’Union européenne.

Cela se heurte évidemment aux intérêts des oligarchies. Mais la gauche est précisément la gauche parce qu’elle n’est pasde ce côté mais du côtédu peuple. Ce n’est pasla recherche d’une sortede compromis historique qui devrait être à l’ordredu jour.

L’inversion de la courbe du chômagene deviendra possible qu’en sortant du carcande l’austérité budgétaire et salariale. Le gouvernementa le devoir et le pouvoir de résister aux pressions des droites, des puissances de l’argent et des institutions internationales.

Il ne doit pas s’engager dans les projets de suppression du Smic pour le remplacer par un super RSA, ni dansun nouveau recul de l’âge ouvrant le droit à la retraite,ni dans un système de flexibilisation à outrance du travail, ni abdiquer devant les pressions du Conseil constitutionnel qui voudrait saboter toute réforme vers la justice fiscale.

S’il manifestait une volonté affirmée de changement progressiste, le pouvoir réunirait autour de lui toutela gauche; une majorité agissanteet combative pour ouvrir dans l’histoire de La France et de la gauche l’indispensable nouvelle page du progressisme français.

Les classes dominantes s’appuient sur la crise qu’elles ont elles-mêmes provoquée pour plier encore plus le monde, la vie humaine, l’environnement aux canons de l’ultra capitalisme destructeur.

Ce pouvoir ne doit pas y prêter main-forte. C’est à un nouveau projet que devraient s’atteler toute la gauche et l’écologie politique pour faire face à la nouvelle période historique, où la lutte entre le capital et le travail va considérablement s’aiguiser, où de nouveaux dangers pèsent sur l’environnement, où l’arme nucléaire constitue une terrible menace pour toute l’humanité.

Il faut maintenant que le gouvernement entende la population, les forces sociales et politiques qui veulent que la gauche réussisse. Des forces considérables sont en train de se libérer car elles constatent que rien ne sera désormais possible sans agir ensemble en faveur de choix alternatifs à cette austérité et abattre le mur de l'argent.

Alors, Laurence Parisot s'inquiète de ce que monte dans le pays un climat d'insurrection, « quelque chose qui s'apparente à 1789 » nous dit-elle. Elle a tout à fait raison et particulièrement sur cette terre des Alpes de Haute Provence, terre des insurgés de 1851, marquée par une tradition de luttes, de révoltes, de résistances contre les puissants.

À nouveau, voici le Peuple forcé à ployer les genoux devant les fortunes et les puissants.

À nouveau voici la faim et la misère qui s'étendent.

À nouveau voici le puissant qui dicte sa loi à la foule immense des faibles.

À nouveau le pouvoir est dans l'impossibilité d'apporter le changement au Peuple si celui-ci ne fait pas entendre sa voix.

Et bien, Cher-e-s Camarades, faisons-la entendre et raisonner dans le débat.

Notre parti a fait la proposition à l'ensemble des forces du Front de gauche d'engager en 2013 une campagne d'ampleur nationale sur un autre chemin pour sortir de la crise. "L'alternative à l'austérité, c'est possible" sera le thème de cette campagne. Oui, parce que l’Austérité, ce n’est pas l’efficacité sociale.

Nous ne saurions, bien sûr, nous engager dans une telle initiative sans décrire nous-mêmes le projet de société que nous portons. Nous ne le concevons pas comme un modèle prêt-à-porter, mais une contribution forte dans la quête de l'Humanité.

C’est la base du texte commun Front de Gauche, avec 25 propositions portées dans le débat et la réflexion.

Ensemble, imaginons une Europe où la dette souveraine serait, comme c'était le cas avant 1973, portée par la banque centrale. La Grèce serait hors d'atteinte de la prédation financière et nous pourrions, en France, baisser la TVA d'environ 7,43%, soit le montant de 50 milliards d'intérêts que nous versons aux banques privées.

Alors certains hurlent que nous dévaloriserions ainsi la monnaie, que les Français-es y perdraient leurs économies... Ils y perdraient d'abord leurs dettes, car pour la majorité, nous avons déjà consommé nos économies des 20, des 30 prochaines années. La liste des découverts et des interdits bancaires s’allonge de jour en jour, plus vite encore que ne s'allonge la liste des milliardaires.

Et enfin pourquoi mentir ? Quand la BCE crée 1 040 milliards d'euros d'un coup, afin de recapitaliser des banques qui prêtent ensuite aux états et aux collectivités, la BCE ne pourrait-elle pas recapitaliser directement les états et effacer une belle partie de leurs dettes ? Bien sûr, il faut d'abord la repenser et réorienter ses missions vers le soutien au développement des états plutôt qu'au développement des dividendes. C'est un pouvoir qui appartient aux peuples d'Europe.

Ensemble imaginons qu'après avoir redistribué en pouvoir d'achat ces plus de 7% de TVA, nous augmentions les salaires de 300 euros comme je le disais plus tôt, que nous reprenions les 70 milliards annuels de cadeaux fiscaux aux entreprises pour créer un fond d'investissement et de réindustrialisation de 350 milliards d'euros par an afin de créer des centaines de milliers d'emplois, que nous reprenions les dizaines de milliards d'exonération de cotisations sociales qui déséquilibre les comptes de la Sécu et des retraites ;

Imaginons que nous reprenions les 80 milliards d'aides des collectivités territoriales aux entreprises pour renforcer l'Education, pour rendre gratuits les transports, pour améliorer l'accès à l'eau, à l'énergie ;

Imaginons que nous donnions de nouveaux droits aux salariés pour intervenir directement dans les choix de leur entreprise ; que nous bâtissions une nouvelle démocratie, une nouvelle Europe, un nouveau monde...

Imaginons que le rêve soit possible. Autorisons le rêve qu'interdisent les experts de la pensée dominante et ce n'est plus la crise que nous devrons dépasser.

Imaginons un instant, que ce ne soit rien qu'un bout de cela le projet de la gauche...

 

Nous avons montré que nous étions disponibles, sensibles et à l'écoute pour agir.

Conscients de nourrir ainsi les luttes les plus profitables à notre pays, nous sommes prêts à nourrir l'ensemble de nos propositions politiques.

Oui, j’ai envie de dire que la patronne du MEDEF, Laurence Parisot, en attirant ainsi notre attention sur l'atmosphère insurrectionnelle, sur le parfum qu'elle avait de 1789 a réveillé nos appétits de luttes et de conquêtes. Et désormais, notre ambition est de rallumer les luttes et les résistances, l'espoir et le progrès dans le cœur de ceux qu’elle ne considère guère plus que comme de la chair à canon économique.

Permettez-moi chers camarade, de faire miens les mots d'Aimé Césaire dont nous aurions célébré cette année le centième anniversaire :

« L'acte d’accusation est proféré sur le plan mondial par des dizaines et des dizaines de millions d’hommes qui, du fond de l’esclavage, s’érigent en juges.

On peut tuer en Indochine, torturer à Madagascar, emprisonner en Afrique Noire, sévir aux Antilles. Les colonisés savent désormais qu’ils ont sur les colonialistes un avantage. Ils savent que leurs "maîtres" provisoires mentent.

Donc que leurs maîtres sont faibles. »

Des mots extraits du discours sur le colonialisme mais dont le sens raisonne à travers l'Europe d'aujourd'hui.

Enfin, Cher-e-s Camarades, permettez-moi d’en venir plus concrètement à notre congrès.

Les résultats du vote concernant le choix de la base commune de discussion témoignent d'un rassemblement croissant autour de la stratégie des fronts de lutte. En deux congrès successifs le texte présenté par la direction nationale est passé de 57% à 68% d'expressions favorables, ce qui témoigne de la cohérence sans cesse plus visible entre existence d'un Front de Gauche et existence du Parti Communiste Français.

Fin 2008, avec Marie-George Buffet, nous avons ouvert une nouvelle période et marqué la naissance du Front de gauche. En 2010 nous avons ouvert la voie à une campagne présidentielle inédite. En 2013, nous sommes décidés à pousser d'un même pas les développements du Front de gauche et les transformations de notre parti.

Le souffle nouveau du Parti communiste, que seuls les observateurs décidés à se voiler la face continuent de ne pas voir, va nous permettre d'aller plus loin au Congrès et de poursuivre le renouvellement et le rajeunissement de nos directions.

Au regard de nos débats en cours dans la fédération, c'est empli de cette énergie partagée que je vous dis aujourd'hui ma totale confiance dans la capacité du Parti communiste à entrer dans le communisme du 21ème siècle.

Oui Confiance, parce que la base de discussion qui nous est proposée et le débat qui s’installe, portent fort une stratégie combinant « nouvelle étape du Front de Gauche et avenir du PCF ».

La base commune de discussion propose une analyse du monde capitaliste et de sa crise. Elle y oppose, à partir des potentialités de son dépassement, son projet « fondé sur l'humain ».

Elle se veut, un « Humanifeste » qui, dès son introduction, lance « un appel au peuple de notre pays, aux peuples d'Europe et du monde » à devenir « actrices et acteurs, décideurs et décideuses de l'avenir de l'humanité » face à « un choix radical » devenu «inévitable» : « Suivre la pente de la compétition sauvage et de la barbarie; ou bifurquer sur le chemin du partage, de la démocratie et de l'humain. »

 

Voilà, cher-e-s camarades, je pourrais en dire encore beaucoup, et je sais que je n’ai pas tout dit, mais j’en resterais là en m’excusant d’avoir été un peu long.

 
26, Rue Alphonse Richard - 04000 Digne les Bains - Tél.: 04 92 31 01 20 - Fax : 04 92 31 31 35 Mail.: fede.04@wanadoo.fr - info.comm04@orange.fr